Le parti d’extrême droite de Marine Le Pen arrive en tête du premier tour des élections législatives en France, ouvrant la voie à un second tour décisif le 7 juillet.

Le parti d’extrême droite de Marine Le Pen, le Rassemblement national, est arrivé en tête du premier tour des élections législatives en France, avec 33,14 % des voix. Il devance ainsi la coalition de gauche du Nouveau Front populaire, qui a recueilli 27,99 % des voix, et le parti Ensemble du président Emmanuel Macron, qui comprend son parti Renaissance, en queue de peloton avec 20,76 % des voix, comme l’a indiqué le ministère français de l’intérieur.

S’adressant à ses partisans à Henin-Beaumont, dans le nord de la France, Mme Le Pen a averti que “rien n’est encore gagné” et a souligné l’importance du second tour à venir. Elle a exhorté les électeurs à rester vigilants et à se mobiliser avant le vote décisif du 7 juillet.

La performance du Rassemblement national marque une amélioration significative par rapport aux 18 % qu’il avait obtenus lors des élections de 2022, ce qui le place en position de devenir potentiellement le plus grand parti de la chambre basse de France. Le système semi-présidentiel de la France, qui comprend à la fois un président et un premier ministre dotés de pouvoirs distincts, signifie que ces élections détermineront les 577 sièges de l’Assemblée nationale.

Le président Macron, ébranlé par la défaite de son parti face au programme anti-immigration de Mme Le Pen lors des élections européennes, a appelé à la tenue d’élections législatives anticipées. La popularité du Rassemblement national a grimpé en flèche, en particulier parmi les jeunes électeurs, et le chef du parti, Jordan Bardella, 29 ans, est devenu une figure de proue. S’adressant à ses partisans à Paris, M. Bardella a souligné le désir manifeste de changement de l’électorat et a mis en garde contre les “dangers” posés par la coalition de gauche menée par Jean-Luc Mélenchon, qui arrive en deuxième position.

Le message de M. Bardella était clair : rassemblez-vous pour gagner le 7 juillet. Si le Rassemblement national maintenait son avance, M. Macron serait contraint de nommer M. Bardella au poste de premier ministre, un fait rare dans la politique française où le président et le premier ministre sont issus de partis différents.

Le résultat final de ce scrutin à deux tours sera suivi de près, car il pourrait entraîner des changements importants dans le paysage politique français.

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